Ce film, qui a été réalisé par Gore Verbinski en 2006, est le second d’une trilogie étant considérée comme l’une des meilleures de sa décennie. En effet, le film Pirates des Caraïbes : Le secret du coffre maudit, a remporté l’Oscar décerné au film contenant les meilleurs effets spéciaux, en plus de gagner 29 autres prix (Awards) et d’être nominé à 34 autres reprises.
Ce film raconte l’histoire du Capitaine Jack Sparrow (Johnny Depp) et de son « équipage », qui parcourent les mers dans le but de trouver une clé spéciale. Celle-ci permet d’ouvrir le coffre maudit de Davy Jones (Bill Nighy), le maître des sept mers. En s’emparant de ce coffre, le Capitaine Sparrow pourrait tenter de contrôler Jones et ainsi échapper à sa dette. Puisque treize ans plus tôt, il avait parié son âme, soumises aux services de Jones pour l’éternité, en échange du contrôle de la fameuse Perle Noire. Le navire dont il a été expulsé lors du premier film de cette trilogie.
Le fait que le film Pirates des Caraïbes : Le secret du coffre maudit a été une production à grand succès est surtout dû, selon moi, à son côté spectaculaire et à la structure de son scénario. Tout comme les deux autres films de cette trilogie, Le secret du coffre maudit est un film qui est à la fois divertissant et rempli d’action. Les nombreux combats navals, la quête sans cesse de Sparrow et la « réalité » des mouvements et des caractéristiques des personnages tels que Davy Jones (Pieuvre), rendent ce film très spectaculaire et permettent aux spectateurs de s’accrocher et de se laisser emporter plus facilement par l’histoire qui ne manque pas d’action. La qualité des effets spéciaux, sonores ou visuels, Le secret du coffre maudit est un film qui convient à presque toute la famille et qui permet de rire un peu. Que ce soit à cause des péripéties cocasses que confronte l’équipage du Capitaine Jack Sparrow ou de la maladresse de ce dernier.
D’autre part, la structure de ce scénario est très efficace, bien qu’elle soit plutôt traditionnelle. Il y a une histoire d’amour impossible qui perdure pendant toute la trilogie, et le héro principal, Jack Sparrow, réussit toujours à trouver un moyen d’échapper à ses ennuis. Ce film démontre aussi une certaine victoire du « bien », soit l’équipage de Sparrow, le groupe auquel les spectateurs s’identifient, sur le « mal ». Le « mal » étant représenté par l’équipage maudit de Davy Jones, qui terrorise les sept mers.
De plus, les actions de plusieurs personnages s’entremêlent à un moment de cette histoire. Par exemple, lorsqu’ils découvrent le coffre maudit sur l’île, trois personnages sont confrontés les uns aux autres. C’est le cas de Jack Sparrow, qui veut le coffre dans le but d’échapper à sa dette envers Jones et du Commodore Norrington (Jack Davenport), qui veut le coffre pour pouvoir contrôler Jones et les sept mers, facilitant ainsi son commerce par la navigation. C’est aussi le cas de Will Turner (Orlando Bloom), qui veut s’emparer de ce coffre dans le but de pouvoir libérer l’âme de son père, qui est aux services de Jones.
Ce genre de « Triangle à la Mexicaine*** » est une technique d’écriture efficace, souvent présente dans les scénarios de Quentin Tarantino. Par exemple, c’est le cas du film Pulp Fiction, pendant la scène du braquage de restaurant, où Ringo et Yollanda menacent Jules pour avoir son portefeuille, et que Vincent arrive à son tour. C’est aussi le cas du film Reservoir Dogs, lors de la scène pendant laquelle le traitre avoue qu’il est un policier à ses partenaires.

***Informations tirées du livre:
MELLIER, Denis. Discours de tueurs : Fragmentation et perturbation dans Natural Born Killers d’Oliver Stone. In : MENEGALDO, Gilles. (1996). Crises de la représentation dans le cinéma américain. Poitiers (France), La licorne, 285 pages.
Mardi 11 décembre 2007
Categories: Journal de bord . Tags:amour, bloom, caraibes, coffre, critique, davy, depp, divertissement, effets, johnny, jones, maudit, mexicaine, noire, orlando, oscar, perle, pirates, scénario, sparrow, spéciaux, spectaculaire, structure, triangle, turner . Auteur: Japs . Commentaires: Un commentaire