J’ai grandement été surpris par le contenu critique du film « La constance du jardinier », réalisé par Fernando Meirelles. Ce film qui est paru en 2005, critique les grandes industries capitalistes ainsi que la corruption de certains gouvernements, qui s’enrichissent en faisant des tests médicaux sur les peuples d’Afrique.
Le film raconte l’histoire de Justin Quayle, un diplomate, qui enquête sur la mort suspecte de sa femme Tessa Quayle. Cette dernière faisait des recherches sur les compagnies pharmaceutiques d’Afrique, afin de produire un rapport qui dénoncerait les crimes de ces derniers ainsi que des façons efficaces de les « réparer ». Cependant, elle et le Dr. Bluhm, son complice de recherche, ont été assassinés par des voyous alors qu’ils allaient rencontrer une personne pouvant les aidés pour leur rapport. Par la suite, Justin continu de pousser les recherches débutées par sa femme et le Dr. Bluhm afin de savoir qui a voulu s’en débarrasser. Ce dernier reçoit plusieurs avertissements tels que des menaces de mort, dans le but de le faire abandonner ses recherches, mais Justin refuse d’abandonner. Finalement, il apprend ce qui s’est réellement passé et qui sont les responsables de la mort de sa femme. Cependant, puisqu’il n’a pas voulu cesser ses recherches, les responsables des deux meurtres l’ont aussi fait éliminer par des « voyous ».
Ce rapport dénonçait le fait que les grandes compagnies pharmaceutiques de la région effectuaient des tests médicaux sur des patients séropositifs ou atteints de tuberculose, dont plusieurs d’entre eux mourraient et disparaissaient de façons subtiles. Dans le film, les compagnies pharmaceutiques ont fait la prédiction d’une importante épidémie de tuberculose, pouvant leur rapporter plusieurs milliards de dollars. Et la compagnie la mieux placée pour s’enrichir est DYPRAXA, un médicament qui agit contre la tuberculose, mais dont la molécule n’est pas encore parfaite. Ce qui peut tuer les patients qui testent le produit. Cependant, ces compagnies préfèrent tester leurs produits sur les gens d’Afrique, qui ne sont pas informés des dangers du Dypraxa, afin de se faire une réputation fiable lors de la fameuse épidémie.
Le rapport de Tessa dénonce aussi le fait que les compagnies pharmaceutiques préfèrent fausser les tests médicaux et se débarrasser des clients ayant des effets secondaires, à la place de préciser leurs recherches afin de perfectionner la molécule de leurs produits. Cette façon beaucoup moins dispendieuse leur permet de créer une réputation immédiate à leurs médicaments plutôt que d’attendre quelques années pour les améliorer et ainsi perde plusieurs milliards de dollars. Pour ce faire, les compagnies obligent les gens à utiliser le Dypraxa, par un consentement signé par les clients, pour pouvoir conserver leurs assurances aux droits médicaux. Autrement dit, les gens sont obligés de prendre du Dypraxa, un médicament dangereux et plus dispendieux que les autres marques, s’ils veulent conserver leurs droits de se faire soigner en cas de maladies. S’ils ne signent par le consentement sur la carte, ils se font expulsés des centres de soins et ne peuvent plus être soignés.
Ce point de vue envers les compagnies pharmaceutiques m’a surpris et m’a amenée à me poser plusieurs questions sur le sujet et sur le film.Je me demande pourquoi ce film, qui dénonce sévèrement un problème social d’ordre majeur, n’a pas reçu de prix pour la qualité du sujet traité, malgré le fait qu’il avait plus d’une quarantaine de nominations au total.
En effet, le film de Fernando Meirelles a été nominé pour plusieurs catégories importantes telles que celle du meilleur scénario, du meilleur film ou de la meilleure cinématographie. Cependant, il n’a remporté que des prix pour le meilleur montage ou pour le meilleur directeur de la photographie (Fernando Meirelles).Selon moi, ce film n’a pas remporté les prix du meilleur scénario ou du meilleur film, dût au fait que l’histoire ne correspond pas aux standards établis par le système américain. Un système de cinéma où la notion de plaisir l’emporte sur la critique. Un système sans aucune forme de libération, dans lequel la critique est presque impossible.
Et vous, que pensez-vous de cette arnaque de haut niveau critiquée par ce film et de « l’injustice » dont a été victime ce film, en ce qui concerne les prix remportés?

2 commentaires

Il est vrai qu’il y a pas si longtemps, je ne pensais même pas que l’on pouvait expérimenter des médicaments sur des humains. Après tous, il y a encore beaucoup de grandes entreprises qui considèrent les Africains des lieux tribaux comme une sorte de chimpanzé! Je trouve ça horrible! Comment peut-on faire une chose pareille à un être doté de pensées! Et si seulement ça s’appliquait qu’à l’Afrique…
Cette réalité est triste mais inévitable. Nous n’avons qu’à penser aux expérimentations effectuées sur le peuple Juif lors de l’holocauste du troisième Reich. Selon moi, l’être humain est un cobaye comme les autres pour plusieurs entreprises et gouvernements … Tant que ces tests rapportent un certain profit par la suite !